Construction ossature bois : comment fonctionne la technique COB ?

La construction ossature bois (COB) est le système le plus utilisé en France, représentant plus de 80 % des maisons bois neuves. La structure repose sur des montants en bois massif (Douglas ou épicéa séché) espacés de 60 cm, assemblés entre une lisse basse et une lisse haute. Des panneaux d’OSB ou de contreplaqué assurent le contreventement. Le montage est rapide : les murs préfabriqués en atelier sont levés et assemblés en trois à cinq jours sur le chantier.

Les étapes de la construction

La maison ossature bois se construit en cinq phases principales. D’abord les fondations (dalle ou vide sanitaire), puis la levée des murs préfabriqués, ensuite la pose de la charpente bois (fermettes industrielles ou charpente traditionnelle pour combles aménageables), puis la mise hors d’eau et hors d’air (bardage, pare-pluie, menuiseries), et enfin l’isolation et les finitions intérieures. De la pose des fondations à la livraison, comptez quatre à six mois pour un plain-pied de 100 m².

L’isolation est intégrée entre les montants : la laine de bois (lambda 0,038 W/m.K) et la ouate de cellulose soufflée sont les matériaux les plus utilisés. Pour atteindre R=5 en mur (norme RE 2020), il faut 20 cm d’isolant entre montants (section 45x200 mm) avec un frein-vapeur hygrovariable à l’intérieur. Une contre-cloison intérieure de 4 à 6 cm permet d’ajouter de l’isolation sans percer le frein-vapeur.

Coûts et labels

Une construction ossature bois clé en main coûte entre 1 200 et 2 000 euros/m² selon la région, les prestations et le niveau de finitions. La structure porteuse représente environ 25 à 30 % du coût total. La COB permet d’atteindre facilement le label BBC (consommation inférieure à 50 kWhEP/m².an) et le BEPOS (énergie positive) avec les bons choix d’isolation et d’équipements. Grâce à sa légèreté (environ 30 kg/m² de mur fini), elle nécessite des fondations moins profondes que le béton, ce qui économise sur le poste gros oeuvre.

L’ossature bois est aussi la technique la plus compréhensible pour l’autoconstruction partielle : poser soi-même les cloisons intérieures, l’isolation ou les revêtements de sol permet d’économiser 15 à 25 % du coût global sur les postes à faible valeur ajoutée technique.

Le choix de l’essence de bois pour la structure est réglementé par la norme EN 338 : les montants en Douglas ou en épicéa séché (hygrométrie inférieure à 19 %) doivent être classés C24 minimum. Un système de marquage CE garantit que chaque lot livré sur chantier a été contrlôé en usine. Préférez les bois séchés à 19 % ou moins pour éviter les retraits et les déformations après montage.

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