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Maison en bois

Bardage bois extérieur : choisir l’essence, la pose et la finition

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Bardage bois extérieur : choisir l’essence, la pose et la finition

Un bardage bois extérieur réussi repose sur trois choix : une essence durable, une pose ventilée conforme au DTU et une finition adaptée à l’aspect recherché. C’est la finition de façade la plus caractéristique des maisons en bois. Les essences les plus utilisées en France sont le mélèze (classé naturellement en classe 3, très résistant aux intempéries), le douglas (bon rapport qualité/prix, classe 3 avec la duramen) et le cèdre rouge de l’Ouest (très léger, naturellement durable et stable, apprécié pour les grandes façades). Le red cedar et le mélèze peuvent se laisser griser naturellement sans traitement si le propriétaire accepte l’aspect argenté qui s’installe en deux à trois ans.

Les systèmes de pose

La pose bardage bois se décline en quatre familles principales. Les lames horizontales à recouvrement (clin) reproduisent l’esthétique des maisons normandes ou bretonnes. Les lames verticales avec couvre-joints donnent un aspect contemporain et facilitent l’écoulement des eaux de pluie. La pose à joints ouverts (lames espacées de 10 à 20 mm) convient aux climats secs et crée un jeu d’ombres et de lumière original. La pose croisée (deux couches perpendiculaires) améliore la résistance au vent mais double le volume de bois nécessaire.

La lame d’air ventilée est non négociable : une garde d’air de 20 à 30 mm entre l’isolant (ou le pare-pluie) et le bardage permet d’évacuer l’humidité par convection naturelle. Sans elle, le bois reste humide en permanence et pourrit en cinq à dix ans. La fixation des tasseaux de ventilation sur la structure doit reprendre les charges de vent calculées par un bureau d’études ; la mise en œuvre des revêtements extérieurs en bois relève du NF DTU 41.2.

L’humidité des lames compte aussi au moment de la pose. D’après la fiche pathologie de la SMA consacrée aux bardages qui se désolidarisent, un lot de lames ne doit pas dépasser 17 % d’humidité pour les feuillus et 19 % pour les résineux, contrôlés avec un humidimètre à pointes. Un bois trop humide se rétracte et ouvre les joints ; un bois trop sec gonfle et fait gondoler la façade.

Finitions et entretien

La façade bois naturelle non traitée se grise en deux à trois ans et devient uniformément argentée sans dégradation structurelle si l’essence est classée 3 ou 4. Pour conserver la teinte chaude du bois neuf, une lasure semi-transparente ou une huile pigmentée s’applique tous les trois à cinq ans. Les peintures opaques offrent la protection la plus durable (sept à dix ans entre deux applications) mais masquent le grain naturel du bois. Quel que soit le produit choisi, appliquez-le sur du bois sec (hygrométrie inférieure à 18 %) pour garantir une bonne adhérence et éviter les cloques.

Le bardage bois extérieur se pose à au minimum 30 cm du sol fini pour éviter les éclaboussures et les contacts directs avec la terre. Un soubassement en béton, en pierre ou en ardoise protège la base de façade et donne un aspect soigné à l’ensemble de la maison.

Quel que soit le système de pose, respectez un jeu de dilatation de 2 à 3 mm entre les lames pour absorber les mouvements hygroscopiques du bois (gonflement lors des pluies, retrait en période sèche). Ce détail évite les déformations et les soulèvements du bardage qui se produisent quand les lames sont serrées trop fort l’une contre l’autre. Utilisez des vis inox A4 (bichromatage insuffisant en zone littorale) pour fixer les lames et éviter les traces de rouille inesthétiques qui tachent les façades claires.

Bardage en mélèze, douglas ou cèdre : réponses aux questions de chantier

Faut-il traiter un bardage en mélèze ou en douglas ?

Pas obligatoirement. Utilisés purgés d’aubier, ces bois résistent aux intempéries sans produit ; le traitement ou la finition sert surtout à garder leur couleur d’origine. Les coupes faites sur chantier méritent toutefois un produit adapté à la classe d’emploi.

Pourquoi mes lames gondolent-elles après un hiver pluvieux ?

Le plus souvent, le jeu entre lames a été oublié ou le bois a été posé trop sec : en reprenant l’humidité, il gonfle, se met en compression et se soulève. Vérifier l’humidité du lot avant la pose et laisser un jeu de compensation évite ce désordre.

Peut-on poser un bardage bois directement sur un mur ?

Non : un tasseautage crée la lame d’air ventilée indispensable à l’arrière des lames, avec des entrées d’air en bas et des sorties en haut protégées par une grille anti-rongeurs. Sur une ossature bois, un pare-pluie se place entre l’isolant et cette lame d’air.

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