Neuf pages de ce site parlent de traitement et quatre d'essences, sans qu'aucune ne cite la classification qui décide de tout. Elle répond pourtant à la seule question qui vaille : ce bois convient-il à cet emplacement précis.
Cinq classes, définies par l'exposition à l'eau
La classification ne juge pas la qualité d'un bois mais la contrainte qu'il devra supporter. La première classe couvre l'intérieur sec, la deuxième l'intérieur exposé à une humidité occasionnelle. La troisième concerne l'extérieur sans contact avec le sol, ce qui est le cas d'un bardage ou d'une terrasse abritée, et se subdivise selon que l'humidification est occasionnelle ou fréquente. La quatrième s'applique au contact permanent avec le sol ou l'eau douce, un poteau enterré par exemple, et la cinquième à l'eau de mer.
Naturelle ou conférée
Certaines essences atteignent la classe visée par leurs seules propriétés, d'autres n'y parviennent qu'après un traitement en profondeur. Les deux voies sont légitimes, mais elles ne se comparent pas au prix seul : un bois traité perd sa protection s'il est recoupé après traitement sans reprise des sections, ce qui arrive constamment sur un chantier.
La part du bois qui ne protège rien
L'aubier est la zone périphérique, encore vivante lors de l'abattage. Il n'est durable dans aucune essence, y compris les plus réputées : une planche de bois naturellement durable qui comporte de l'aubier n'offre pas la durabilité annoncée. C'est un point à vérifier à la livraison, pas après la pose.
Le grisaillement n'est pas une dégradation
Les rayons ultraviolets attaquent la lignine en surface et donnent cette patine argentée qui inquiète tant. Elle ne touche que quelques dixièmes de millimètre et n'affecte ni la résistance ni la durabilité. Repeindre pour l'éviter relève du goût, pas de la protection, et engage à un entretien récurrent.
La conception protège mieux qu'un produit
Une lame d'air ventilée derrière le bardage, des rejets d'eau qui écartent les ruissellements, aucun point où l'eau stagne : ces détails de mise en oeuvre font plus pour la longévité que n'importe quel traitement, sur une ossature bois comme sur un chalet.









