Assurance maison en bois : ce qui change par rapport à une maison traditionnelle

L’assurance maison bois présente quelques spécificités par rapport à l’assurance d’une maison traditionnelle. Le risque incendie est plus élevé (le bois est combustible), ce qui entraîne une surprime de 5 à 15 % sur la garantie incendie de l’assurance multirisque habitation (MRH). Cette surprime varie selon l’assureur, la région et le système de protection incendie en place (détecteurs de fumée, extincteurs, éloignement des voisins).

L’assurance dommages-ouvrage

L’assurance dommages ouvrage bois est obligatoire avant le démarrage du chantier (article L242-1 du Code des assurances). Elle couvre les malfacons relevant de la garantie décennale pendant dix ans, sans attendre un jugement : l’assureur indemnise le propriétaire qui se retourne ensuite contre le constructeur responsable. Ne pas la souscrire est une infraction pénale et bloque la revente du bien (le notaire exige l’attestation lors de chaque mutation).

La prime d’assurance dommages-ouvrage pour une maison bois est de 2 à 4 % du montant des travaux, soit 3 000 à 7 000 euros pour une construction de 180 000 euros. Certains assureurs spécialisés (Groupama, MAF, AXA Construction) proposent des contrats adaptés aux constructions bois, avec une analyse technique préalable du dossier de construction.

La garantie décennale du constructeur

La garantie décennale maison bois est à exiger de votre constructeur avant la signature du contrat de construction. Elle couvre pendant dix ans les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage (effondrement partiel, déformation structurelle) ou le rendent impropre à sa destination (infiltrations persistantes, défaut d’isolation rédhibitoire). Vérifiez l’attestation en cours de validité (date de début, numéro de police, nom de l’entreprise et de l’activité couverte) auprès de l’assureur directement, pas seulement sur le document remis par le constructeur.

Pour la multirisque habitation, comparez les offres de six à huit assureurs en précisant bien que la maison est à ossature bois ou en bois massif. Certains assureurs appliquent une surprime plus forte sur les chalets en rondin (risque incendie jugé plus élevé) que sur les maisons ossature bois recouvertes de platre de protection. Installez des détecteurs de fumée interliés (obligatoires en France) et un extincteur eau pulvérisée en cuisine pour obtenir parfois une réduction sur la prime.

En cas de sinistre incendie sur une maison bois, le traitement par votre assureur sera identique à celui d’une maison en parpaing si vous avez fourni les informations exactes lors de la souscription. Déclarez bien la technique constructive (ossature bois, madrier) et les surfaces précises. Un faux renseignement sur la nature de la construction peut conduire à une réduction de l’indemnisation voire à une nullité du contrat en cas de sinistre grave.

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